L’Autorité de la Concurrence française reste “vigilante” aux concentrations dans le secteur billetterie

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Saisie par la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale, l’Autorité de la Concurrence française a rendu son avis sur l’existence d’un phénomène de concentration dans le secteur des musiques actuelles et le risque d’émergence de positions dominantes avec, pour corollaire, une potentielle atteinte à la diversité culturelle.

L’Autorité de la Concurrence s’est ainsi intéressée aux mouvements de transformation dans le secteur musical, impactés par la numérisation, l’arrivée d’acteurs internationaux et les stratégies de diversification mises en place par des acteurs.

Dans ce cadre, l’Autorité a indiqué qu’elle serait “vigilante” aux regroupements et concentrations du domaine de la billetterie dans les musiques actuelles. « On a vu au cours des dernières années un certain nombre de regroupements des grands acteurs de la billetterie », a expliqué la présidente de l’autorité Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité de la Concurrence, lors d’une conférence de presse. Et “c’est un phénomène qui mérite d’être suivi”. 

Sont nommés dans l’avis de l’Autorité de la Concurrence, le groupe Vivendi (Universal Music, Olympia Productions, SeeTickets), Warner (Décibels Productions) et Sony Music (Arachnée Productions et We Love Green) ou Fimalac Entertainment, des “acteurs présents simultanément sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur.” Live Nation et AEG sont également sous la surveillance de l’Autorité, en tant que gestionnaire de salles, promoteurs et acteurs de la billetterie. Les « pratiques dites d’exclusivité » demandées par certains festivals à des artistes constituent également un « élément de vigilance » pour l’autorité de la concurrence. 

Néanmoins, aucune enquête approfondie n’a été pour l’instant commanditée par l’Autorité de la Concurrence : « Nous ne voyons toutefois pas de risque d’un manque de concurrence dans un secteur qui reste assez éparpillé » , alors que 42% des représentations de spectacles de musique actuelle se font dans des salles de moins de 100 personnes qui représentent 2% de la billetterie tandis que 1% des représentations, dans des grandes salles, regroupent 34% de la billetterie. L’Autorité a également rappelé qu’elle disposait d’outils d’intervention permettant “de s’assurer que les opérations de concentration notifiables dans le secteur ne portent pas atteinte à la concurrence.”

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La rédaction

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