Le CNM a réuni des groupes de travail sur le livestream : synthèse

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En mars dernier, le CNM a organisé trois groupes de travail sur le livestream, respectivement dédiés à la (aux) définition(s) et stratégies économiques associés du livestream, aux pratiques contractuelles et rémunération des artistes, et à l’enrichissement de l’expérience spectateur en ligne. L’objectif était d’ouvrir la discussion sur ces sujets, au travers des retours d’expériences des professionnels et de leurs représentants. 

Ces échanges ont permis tout d’abord de faire remonter une non-harmonisation des pratiques autour du livestream, ne serait-ce que sur sa définition. Le livestream peut ainsi être défini par la simultanéité, voir un léger différé, mais ne doit pas inclure, au niveau théorique, un lointain différé. Idem en termes de stratégie : le livestream à diffusion unique et événementielle reste minoritaire, tandis que le livestream promotionnel, avec une stratégie de catalogue, reste prédominant. 

Des incompréhensions juridiques et de nouvelles formes de processus de travail avec de nouveaux interlocuteurs naissent ainsi de la diversité des pratiques. Des craintes ont été soulevées parmi les professionnels impliqués dans ces groupes de travail sur l’entrée de plateformes internationales sur le marché et d’une forme de dépendance vis-à-vis d’eux, ainsi que sur la captation de la valeur des livestream par les intermédiaires et prestataires techniques au détriment des producteurs de spectacles. 

La question de la chaîne des droits d’une production audiovisuelle et des droits à long terme, ainsi que du nombre d’intermédiaires nécessitent selon les professionnels un travail sur la clarification juridique et fiscale du livestream, quel que soit son format. Idem, le besoin de concertation sur la rémunération des artistes en fonction de la captation et de son exploitation a été notifié. 

Enfin, les stratégies sur le gratuit/payant des livestreams divergent, mais tous les professionnels ont pointé sa non-rentabilité. Ce format permet en revanche d’aller chercher de nouveaux publics et d’augmenter son audience avec des publics plus ruraux, plus internationaux. Cette nouvelle opportunité marketing est en cours d’apprentissage pour toutes les parties prenantes. La donnée reste “le nerf de la guerre” et sa centralisation et exploitation rencontrent les mêmes problèmes qu’avec les billetteries : est-ce les plateformes de livestream ou les producteurs qui possèdent les data clients ? 

Pour conclure, les besoins remontés par les professionnels concernent d’une part des clarifications juridiques et fiscales sur le livestream ainsi que des besoins financiers sur l’équipement et la production, d’autres part de la formation, des outils pratiques pour “une montée en puissance intelligente du livestream” et une étude de consommation sur les publics du livestream. 

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La rédaction

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