[Presse] Royaume-Uni : “Si on ne peut pas faire venir le public au théâtre, on va mettre le théâtre dehors !”

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Et si l’avenir du théâtre se jouait en plein air ? Ce printemps se créent un peu partout au Royaume-Uni, dans des parcs urbains, ou en pleine forêt, des “théâtres de tréteaux” prêts à accueillir les spectateurs sevrés de spectacles depuis des mois. Chez leurs promoteurs, las d’attendre une hypothétique réouverture des salles, l’optimisme règne.

Coups ininterrompus des marteaux, crissement des scies… dans le silence du confinement britannique, des bruits de chantier inhabituels se font entendre. Ni nouveau complexe immobilier ni quartier en réhabilitation, ce sont des scènes de théâtre en plein air qui se construisent, avec pour tout décor des sites désaffectés ou des sous-bois reculés.

À Hackney, quartier londonien prisé des touristes pour ses canaux bordés par des friches industrielles habillées de street art, le Théâtre Arcola anime en temps normal la vie culturelle des environs. Covid oblige, depuis un an, il n’a pu ouvrir ses portes, et une bonne partie de son équipe est au chômage technique. Las d’attendre une hypothétique réouverture, sa directrice artistique adjointe, Leyla Nazli, a alors tranché : « Si on ne peut pas faire venir le public dans notre théâtre, on va mettre le théâtre dehors », a-t-elle expliqué dans un podcast. Et c’est ainsi que, à contre-courant de la plupart des institutions culturelles, de nombreux employés et techniciens ont été remis à la tâche pour construire et préparer la programmation d’une nouvelle scène à l’extérieur, dont l’ouverture est promise en juin.

Ailleurs, loin des lumières de la ville, dans une forêt du Suffolk, un amphithéâtre prend forme dans un cratère creusé par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce décor naturel rêvé pour le Conte d’une nuit d’été de Shakespeare – qui y est d’ailleurs déjà programmé –, deux cents personnes pourront être accueillies avec distanciation physique et trois cent cinquante en disposition normale, à partir de mai prochain. Si tout va bien. Silas Rayner rêvait de ce théâtre depuis longtemps. Il aura fallu que les activités de ce producteur d’événementiel s’interrompent brutalement, à cause de la pandémie, pour qu’il s’y consacre complètement.

Une approche plus démocratique du théâtre

Aventureux, ces projets de plein air pourraient sur le long terme se révéler salvateurs. Lire la suite >>

Source : Télérama

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