[Presse] Festivals : « On demandait un cadre, on a eu un carcan » dénonce Jean-Paul Roland, directeur des Eurockéennes

Partager sur linkedin
Partager sur twitter
Partager sur facebook
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Douche froide pour les uns, espoir pour les autres, la possibilité d’organiser des festivals de 5.000 personnes et assis, annoncée par le ministère de la Culture, fait débat selon le type de festival. « On ne peut pas imaginer un concert de musique électro si on est assis » pointe Jean-Paul Roland, directeur des Eurockéennes. « Ce sera mieux que rien » tempère la sénatrice PS Sylvie Robert.

Faut-il voir le verre à moitié plein ou à moitié vide, suite aux annonces jeudi du ministère de la Culture sur les festivals ? Après une réunion avec les représentants du secteur et Roselyne Bachelot, on en sait un peu plus sur l’avenir des festivals pour l’été prochain. Ou plutôt les conditions : ce sera 5.000 personnes maximum, que ce soit en salle ou en plein air, assis, à distance et avec masque.

« Opération de com’ »

Derrière ce qui pourrait s’apparenter, au premier abord, comme une bonne nouvelle, les réactions sont en réalité mitigées. « On demandait un cadre, on a eu carcan » déchante Jean-Paul Roland, directeur du festival des Eurockéennes, à Belfort, interrogé par publicsenat.fr. Il dénonce « une grande opération de com’ ».

Celui qui est aussi l’un des responsables du Prodiss (Syndicat national des producteurs, diffuseurs, festivals et salles de spectacle dans le privé) ne cache pas sa déception :

On est sous le choc. Je pense qu’on ne comprend pas tout à fait qui sont les festivaliers. Ce ne sont pas des spectateurs qu’on pose assis comme des Playmobils à deux mètres de distance pendant huit heures, et on les ressort. Nous, on fabrique de l’interaction sociale.

« La question, ce n’est pas les gros ou les petits festivals, c’est debout ou pas debout »

Dans un communiqué commun, le SMA (syndicat des musiques actuelles), Technopole, De concert ! et AJC Jazz soulignent que « si l’obtention d’un cadre répond bien à la demande des festivals, il semble, en l’état, difficile de considérer que l’ensemble de nos manifestations puissent s’en satisfaire. De nombreuses esthétiques musicales (électro, hip-hop, métal, rock, etc.) sont incompatibles avec la configuration assise et cette annonce menace leur tenue ». En effet. Lire la suite >>

Source : Public Senat

close

Oh salut 👋
Nous sommes heureux de vous voir sur MGB Mag.

Inscrivez-vous à notre newsletter Toute l’actualité du marché de la billetterie chaque semaine dans votre boîte mail

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

La rédaction

Laisser un commentaire

Retour haut de page