Des Etats américains défendent la liberté des consommateurs de revendre leur billets

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Aux Etats-Unis, où les lois se décident au niveau fédéral, deux Etats viennent de proposer des projets de loi qui permettent d’étendre la liberté des détenteurs de billets pour des événements culturels et sportifs. Et ça ne plaît pas beaucoup aux promoteurs et salles de concerts. 

Au New Jersey, l’assemblée souhaite faire voter un projet de loi qui garantirait le droit aux acheteurs de billets de revendre ou de donner les billets qu’ils ont achetés. “Personne ne veut être obligé de payer un billet pour un événement auquel il ne peut pas assister. Les billets non transférables ne peuvent pas être revendus, ce qui ne permet pas aux consommateurs de récupérer leur argent. L’objectif de ce projet de loi est de garantir aux consommateurs la possibilité d’acheter des billets qui pourront être transférés à quelqu’un d’autre si la situation se présente.” 

Avec ce projet de loi, les billetteries auraient l’interdiction de vendre des billets non-transférables. Actuellement, seuls les revendeurs enregistrés peuvent revendre ou acheter avec l’intention de revendre un billet, jusqu’à 20% de sa valeur faciale. “S’il y a bien une chose que nous avons apprise du COVID-19, c’est l’importance de la flexibilité. Les consommateurs devraient avoir la possibilité de transférer leurs billets à quelqu’un d’autre sans se voir facturer des frais inutiles ni faire face à d’autres sanctions. Fondamentalement, ce projet de loi vise à protéger les droits des consommateurs.”

Au Maryland, un projet de loi similaire a également été déposé devant l’assemblée fédérale, pour accorder plus de droits aux détenteurs de billets, leur permettant ainsi de revendre leur billet. Avec cette loi, les billetteries n’auraient plus le droit de limiter le transfert de billets ou de refuser l’entrée à des spectateurs qui auraient acheté un billet sur une plateforme de revente. 

Un autre projet de loi est également proposé afin de protéger les informations personnelles des acheteurs de billets. Concrètement, cette loi rendrait illégal les billets nominatifs avec l’interdiction pour les billetteries d’obliger l’inscription de l’identité du spectateur sur le billet, sauf si ce dernier peut le changer sans rendre le billet invalide. La loi restreindrait également le partage de données à des tiers : les promoteurs et salles de concerts craignent déjà de ne pouvoir récupérer les données des spectateurs, réservées ainsi aux plateformes de billetterie. 

Dans ces deux Etats, ces projets de loi, s’ils garantissent plus de liberté aux consommateurs, pourraient néanmoins poser problème pour la réouverture des salles de concerts ou des stades. En plus de favoriser la revente spéculative de billets, ces restrictions pourraient rendre complètement obsolètes les mesures de tracing sanitaires mises en place par les salles et promoteurs. L’identification et le suivi des spectateurs fait en effet partie des plans des billetteries, Ticketmaster en premier avec son système SafeTix, pour tracer et alerter en cas de contamination. 

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La rédaction

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