Les soirées clandestines s’enchaînent pendant que les boîtes de nuit attendent la réouverture

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Pour le réveillon 2021, de nombreuses free-party ont été organisées, alors qu’un couvre-feu était appliqué afin d’empêcher les rassemblements. En Bretagne, plus de 2000 personnes se sont réunies pendant deux jours lors d’une rave organisée (bien entendu) clandestinement : plus de 1200 verbalisations ont été enregistrées et des procédures judiciaires ont été ouvertes contre les organisateurs. Idem en Île-de-France, où des fêtards ont été interpellés à Chelles (200 personnes) mais aussi à Marseille (13). 

Malgré ces “quelques incidents”, le ministre de l’intérieur avait pourtant déclaré que le réveillon avait été “globalement calme” et que dans l’ensemble, le couvre-feu et les recommandations sanitaires avaient été respectées. 

Surtout, ces incidents de la Saint-Sylvestre, plutôt de l’ordre du fait divers, montrent à quel point les Français souhaitent se retrouver et faire la fête, alors que les boîtes de nuit sont fermées depuis le mois de mars 2020. Avec pour l’instant, aucune date prévue de réouverture. « D’un point de vue réglementaire, il n’y a actuellement aucun lieu où on peut officiellement danser. C’est inédit. Et ça pose des soucis, surtout quand le parisien fêtard est en plus vu comme le méchant coupable idéal. Donc oui, ça se rabat sur des alternatives », expliquait auprès de 20 Minutes, Eric Labbé, activiste de la nuit en septembre dernier au Parisien. 

Finalement, est-ce que la fermeture administrative des lieux de fêtes depuis 10 mois est la solution alors que le nombre de soirées clandestines continue d’augmenter, causant des risques sanitaires supplémentaires et concernant directement les structures officielles ? Selon les derniers chiffres, sur les 1600 établissements comptabilisés avant la crise du Covid, une centaine a déjà mis la clé sous la porte, tandis que 300 autres sont actuellement en redressement judiciaire. 

Alors, à quand la réouverture ? 

Au Royaume-Uni, avant le nouveau confinement strict imposé à la fin du mois de décembre 2020, le 100 club avait décidé de mettre à l’essai un nouveau système de ventilation, qui permet « désactiver 99,99% des agents pathogènes dans l’air, incluant la Covid-19, la grippe, le SARM etc. » en faisant passer l’air à travers une lumière ultraviolette de 254 nanomètres. Une expérience sera menée dès la réouverture des clubs. 

Reste à savoir si cette première expérience pourra avoir des effets sur les restrictions gouvernementales. De nombreuses expériences similaires ont été menées pour les concerts et les festivals en Allemagne et en Espagne, et des concerts-tests doivent avoir lieu en France à Paris et Marseille. Pour l’instant, les résultats sont sensiblement les mêmes : avec un strict respect des gestes barrières, les lieux de spectacles ne favorisent pas la circulation du virus. Pourtant, tous les lieux culturels doivent encore attendre avant la réouverture… 

La rédaction

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