[Presse] «Macron est en train de tuer les salles de spectacle», stupeur et désespoir de la culture face au couvre-feu

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Producteurs, patrons de cinéma ou de théâtre. Tous dénoncent cette décision sanitaire prévue pour quatre semaines, criant même au scandale ou à l’injustice. D’autant plus qu’ils disent avoir respecté scrupuleusement le protocole sanitaire et assuré la sécurité des spectateurs.

Sans attendre la réunion qui sera organisée demain au ministère de la Culture par Sylviane Tarsot-Gillery, directrice générale de la création artistique, la plupart des directeurs de théâtre affichaient hier soir leur abattement. Pour Jean-Marc Dumontet, la mesure de couvre-feu est injuste pour les théâtres.

« Je l’ai annoncé à 300 spectateurs venus voir l’humoriste Florent Peyre que je viens de faire entrer en scène»s’insurge Loïc Bonnet directeur d’un théâtre à Rouen et président de l’association des Théâtres Privés en Régions. On a depuis le début respecté le protocole sanitaire, on a toujours respecté à la lettre ce que le gouvernement a demandé, je ne comprends pas ce qu’il veut. Des directeurs de théâtres vont péter les plombs. Qu’allons-nous faire, nous sommes aidés seulement jusqu’à fin mai. Macron est en train de tuer les salles de spectacle. »

En temps normal, une pièce débute à 20h30 ou 21 heures. L’une des solutions sera d’avancer l’horaire des représentations. Loïc Bonnet table sur 19 heures. Au théâtre Hébertot où certaines représentations commencent à 19h, Francis Lombrail, le directeur s’interroge : « C’est un drame, on essaiera de les programmer à 18h30, mais ça va décourager le public. Déjà avec la jauge covid qui permet d’accueillir 340 personnes au lieu de 626 ! Ce qui nous tue, ce sont les loyers très élevés voire prohibitifs. Au Théâtre Hébertot, le loyer est de 200.000 euros par mois. On est obligé de proposer des places à des prix modiques. Si l’État ne nous aide pas et ne prévoit pas une loi sur les loyers on ne peut pas tenir. »

« Il n’y a pas un seul cluster dans les théâtres, on s’est démené pour respecter des protocoles sanitaires, on n’est pas récompensé (…). Gouverner c’est prévoir ! Là, on court à la catastrophe. » »

Bertrand Thamin, président du Syndicat National des Théâtres Privés

Même constat amer chez Bertrand Thamin, président du Syndicat National des Théâtres Privés : « Il n’y a pas un seul cluster dans les théâtres, on s’est démené pour respecter des protocoles sanitaires, on n’est pas récompensé. On nous a demandé de rouvrir, on a fait des dépenses de productions et de publicités et moins d’un mois après, ils referment de nouveau les salles. Gouverner c’est prévoir ! Là, on court à la catastrophe.» Lire la suite >>

Source : Le Figaro

La rédaction

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