[Tendance] 2020 fut l’été du livestream. Et après ?

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Autrefois secteur de niche, le livestream s’est largement développé, sur tous les plans. Retour non-exhaustif sur les développements du secteur. 

Cet été, des concerts virtuels ont été organisés depuis un peu partout dans le monde. Quelques événements ont retenus notre attention, parmi des milliers d’autres. Megan Thee Stalion s’est produite en livestream à la fin du mois d’août, lors d’un concert produit par Live Nation. Les billets étaient en vente à 15$. En France, le groupe L’Impératrice a réalisé une tournée européenne virtuelle, produite par son label microqlima et l’agence de booking The Talent Company. A 9€ la place, le groupe s’est produit du 13 au 27 juillet : chaque concert était composé d’une première partie “locale” et de deux sessions pré-enregistrées. En Chine, le géant de l’e-commerce JD.com s’est associé au label C-pop : pas de billetterie pour accéder au set des DJs, mais la possibilité de commander (comme en boîte de nuit) une consommation alcoolisée sur le livestream et de se la faire livrer à domicile. En juin dernier, Festicket Live a organisé pour le promoteur hollandais une série de concerts retransmis en livestream depuis le Het Scheepvaartmuseum d’Amsterdam : plus de 50 000 spectateurs ont acheté des billets. 

Le livestream apparaît aujourd’hui comme une solution complémentaire du spectacle vivant que l’on connaît, mais qui attise désormais les intérêts de tout un pan de l’industrie musicale et tech. 

Facebook a ainsi annoncé le lancement dans plusieurs pays d’une fonctionnalité de billetterie payante pour les livestreams hébergés sur sa plateforme. Le géant a également annoncé qu’il ne récupérerait aucune commission sur la vente des billets pendant un an. 

Au Royaume-Uni, le groupe Patron Technology (Showclix, TicketLeap, SeatAdvisor, Ticketbooth, etc.) a lancé Virtually Limitless, une suite d’outils qui permettent aux organisateurs de créer des expériences virtuelles ou hybrides. 

Aux USA, eMusic vient de nouer un partenariat avec 7digital pour lancer eMusicLive, une plateforme de concerts virtuels qui regroupe des fonctionnalités de billetterie, ventes de disques et merchandising. 

D’autres mouvements liés au livestream ont également marqué l’actualité cet été. MelodyVr, spécialisé dans les concerts en réalité virtuelle, a racheté Napster pour 70 millions de dollars : une décision stratégique qui permet à la startup de s’implanter plus durablement dans l’industrie musicale et surtout, d’agrandir son catalogue. A noter également, la prise de participation de Sony dans le capital d’Epic Games, l’éditeur de Fortnite, pour 250 millions de dollars. Après le concert virtuel de Travis Scott, dont l’expérience avait été saluée unanimement par l’industrie musicale mais également le secteur des jeux vidéos et le monde publicitaire, il ne faut aucun doute sur les intentions de la major. D’ailleurs, interrogé par l’ADN, Stéphane Maguet, directeur de l’innovation chez We Are Social, indiquait : “il y a eu une vraie renaissance des mondes virtuels pendant le confinement”. A surveiller… 

Avec cette montée en puissance du livestream, des imprévus sont également arrivés. Par exemple, au Royaume-Uni, des festivals virtuels ont été ciblés par des escrocs qui ont demandé aux fans de payer pour assister à des diffusions en direct, à l’origine gratuites. 

Et désormais, la question que tout le monde se pose : est-ce que cette tendance, née pendant la crise sanitaire, est là pour durer quand les lieux de spectacles réouvriront leur porte ? Et surtout, à quel prix pour le fan et l’organisateur ? “Pour vraiment profiter des opportunités offertes par le contenu virtuel, les lieux culturels devraient se concentrer sur la construction de stratégies sur mesure adaptées à eux.”, explique Marc Merpillat, Business Development Lead for Museums chez Secutix dans une tribune publiée sur The Ticketing Business. Et pour aller plus loin, RDV le 15 octobre au MaMA pour la table-ronde organisé par MyOpenTickets sur le thème : « Billetterie et livestream : Comment monétiser cette expérience complémentaire ? » 

La rédaction

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