[Presse] Les producteurs de concerts très remontés contre Fnac/France Billet

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Le ton monte entre les organisateurs de spectacles et le distributeur, accusés de ne pas se hâter suffisamment pour rembourser les détenteurs de places de concert. FNAC/France Billet invoque, de son côté, le fait d’être le plus gros opérateur… et d’avoir un travail plus compliqué que ses concurrents à mener.

Exaspéré ! Le monde du spectacle est vent debout contre France Billet, filiale de FNAC, à qui il reproche les retards pris dans les remboursements des concerts annulés auprès des spectateurs. Le PRODISS, premier syndicat national du spectacle vivant privé (producteurs, festivals , salles) et le SMA, syndicat réunissant 450 entreprises des musiques actuelles, entendent alerter le public, soucieux d’éviter des amalgames nuisibles à l’image de la filière.

L’affaire couve depuis des semaines, voire des mois. « Lorsque nos adhérents confient la distribution de leurs billets, ce sont leurs relations avec les spectateurs qu’ils confient », rappellent les deux syndicats. Or, suite aux annulations de spectacles liées à la pandémie de Covid-19, ils reprochent à FNAC/France Billet « d’avoir pris unilatéralement des décisions qui fragilisent la confiance. »

Décisions unilatérales

Selon eux, dès le début de la crise, FNAC/France Billet aurait dû rembourser les spectateurs qui en faisaient la demande. Ne serait-ce que pour préserver leur pouvoir d’achat, déjà fragilisé. « Si les autres distributeurs de billetterie ont rapidement démarré ces remboursements, FNAC/France Billet a d’abord évoqué des impossibilités techniques, opérationnelles, tout en se défaussant, en transmettant les coordonnées des producteurs aux spectateurs mécontents », déplorent le PRODISS et le SMA.

Le président de France Billet, Arnaud Averseng, a son explication : « nous sommes le plus gros distributeur de billets, avec 2,5 millions d’unités à traiter. Les annulations et reports sont d’une ampleur sans précédent : en quatre mois, il a fallu faire le travail de deux ans et demi, et mettre des équipes en place pour ce faire. On devrait maintenant avoir traité dans les dix jours 80 % des remboursements », promet-il, tout en soulignant comprendre que cela n’aille pas assez vite aux yeux de tous.

Indication mensongère

Et pour cause… « Après avoir finalement reconnu que sa stratégie était de ne lancer les remboursements qu’à la réouverture des magasins à la mi-mai », le distributeur se serait « mis volontairement en situation de ne pas traiter les réclamations, au détriment de l’image des entrepreneurs de spectacles et des artistes », affirment les syndicats, très remontés. Lire la suite >>

Source : Les Echos

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Retrouvez notre interview exclusive début juin de Arnaud Averseng, président de France Billet

La rédaction

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