Compte-rendu de la réunion interprofessionnelle du lundi 9 mars organisé par MGB Mag en partenariat avec le SNES

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Lundi 09 mars 2020, MGB Mag by MyOpenTickets organisait une réunion exceptionnelle sur le sujet du coronavirus en partenariat avec le SNES (Syndicat National des Entrepreneurs de Spectacles), Ticketmate, Seyna et Ovatio by AON Assurances à la Platefom58 de la Banque Postale à Paris, auxquels ont répondu présents une trentaine de producteurs, de salles, d’acteurs de la billetterie et assureurs pour évoquer ensemble la situation et les conséquences de l’épidémie de Covid-19 en France, sur les filières du spectacle, des loisirs et de l’événementiel. 

L’épidémie de coronavirus évolue rapidement, ainsi que les mesures du gouvernement et les dispositions des entreprises concernées. Les rassemblements de plus de 1000 personnes (soit le nombre total de personnes accueillies et non la jauge d’une salle) sont interdits jusqu’au 15 avril en milieux ouverts ou fermés. Les producteurs et les salles de spectacles peuvent annuler leur événement sans qu’une décision préfectorale soit prise : l’arrêté du 08 mars 2020 prime sur les décisions locales, tant qu’il n’y a pas de restriction supplémentaire. 

Certains événements ont dû être annulés, d’autres sont reportés pour la fin du semestre 2020 ou à l’automne, avec une crainte de surabondance de l’offre à cette période. Des producteurs ont aussi divisé la fréquentation des salles avec un dédoublement des représentations. 

Assurances annulations : quelles garanties ? 

Le cas de force majeure n’est pas encore applicable pour les clauses d’assurance d’annulation. Cependant, le cas de force majeure ne touchera pas le contrat d’assurance en place plus particulièrement, mais les contrats entre les différents prestataires, qui doivent être analysés au cas par cas. 

En cas de chute de réservation de billetterie et de baisse de fréquentation, les producteurs de spectacles peuvent faire appliquer la clause de pénurie forcée de public, qui, lorsqu’elle est garantie, que les facteurs sont déterminés et qu’il est possible de prouver une baisse de fréquentation, peut permettre de rembourser l’écart entre les recettes prévues et les recettes réelles. 

Les acteurs de la filière du spectacle présents appellent à un élan de solidarité interprofessionnelle pour échanger, conseiller et partager des informations sur le décryptage des dispositifs juridiques et des contrats d’assurances en place. 

Une communication rassurante à destination du public 

Dans un contexte de crise complètement inédit, les acteurs de la filière du spectacle vivant présents souhaite mettre en place une filière de solidarité, avec notamment une demande de mise en place d’un protocole de partage de données commun avec les distributeurs de billetterie afin que les producteurs puissent de manière provisoire joindre leurs spectateurs. 

Les acteurs présents s’accordent ainsi pour mettre en place de manière individuelle, une communication transparente auprès de leurs clients finaux, en indiquant la possibilité des assurances billetterie et en faisant preuve de flexibilité, pour continuer à générer de l’achats de billets et du flux de capital. 

Par ailleurs, le nombre de contrat de polices d’assurance annulation sur la billetterie ont augmenté de 25 à 60% depuis le début de l’épidémie en France et ont permis de rassurer en partie les publics. 

Militer pour un Fonds d’Urgence 

Le Ministère de la Culture a demandé au CNM et à la Direction Générale de la Création Artistique (DGCA) dans le but de recenser des chiffres des baisses d’activité et de fréquentation afin d’évaluer les pertes générées par le Covid-19 et de déterminer une réponse adaptée. Les acteurs des filières présents s’accordent pour demander la mise en place d’un fonds d’urgence pour tous les entreprises du secteur, afin de pouvoir redémarrer sereinement à la fin de cette crise sanitaire. 

Dans une perspective d’anticipation sur les décennies à venir, un fonds d’assurance interprofessionnel est également une solution qui pourrait être envisagée, pour élargir un soutien à la profession extérieure qui ne relèverait pas des assurances. 

 

La rédaction

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