[Securité] La ville de New York part en guerre contre le marché noir

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Le procureur d’Etat de la ville de New York, Eric Schnederman, a demandé à Ticketmaster US, StubHub, et d’autres plateformes de revente entre particuliers, de participer à la lutte contre le marché noir, en vérifiant l’identité des revendeurs.

Le bureau du procureur a déclaré récemment que la revente de billet au marché noir représentait près de 2,7 millions de dollars, et que plus de 50% des billets pour des grands événements musicaux étaient achetés par des revendeurs.

Depuis le mois de février à New York, les revendeurs de billets, qu’ils soient des individus ou des entreprises, ont l’obligation d’avoir une licence de revendeur, qui les identifie et les oblige à respecter certaines consignes. Ainsi, les revendeurs agrées doivent montrer à voir la valeur nominales des billets lors de la vente et de déposer une caution de 25 000$ pour couvrir les dommages, si leurs clients sont lésés. Fin avril, 6 entreprises ont été condamnés pour revente de billets illégale : ils avaient utilisés des bots pour acheter les meilleures places de concerts, et les revendre plus chers, des pratiques interdites par la ville de New York.

Cependant, les revendeurs contournent cette obligation, en passant par des sites de revente entre particulier, comme Ticketmaster US et StuhHub, et selon le procureur, de nombreux revendeurs de billets, qui opèrent sur ces plateformes, ne possèdent pas une licence de revente de billets à New York.

Le procureur a donc envoyé un courrier à ces sites de revente, pour leur demander de surveiller l’activité sur leur plateforme sur trois points précis :

  • Vérifier que les revendeurs, qui vendent un nombre important de billets, soit en mesure de fournir un numéro de licence.
  • Mettre en place des outils pour permettre aux revendeurs de fournir des informations précises à leurs potentiels clients, comme la valeur nominale des billets, et la copie de leur licence.
  • Décourager la vente de billets spéculatifs, en identifier les revendeurs qui vendent régulièrement des billets, sans posséder une licence.

Les sites de revente de billets, comme Ticketmaster et StubHub n’ont pas l’obligation légale de mettre en place ces mesures, mais ce premier courrier suggère que le bureau du procureur a de nouvelles mesures légales dans ses cartons, pour notamment contrer les revendeurs de billet qui opèrent grâce à des bots. StubHub a déjà déclaré que ces mesures allaient être prises en compte très rapidement.

Si la ville de New York n’a pas légiféré sur le prix de la revente de billet (il est possible de revendre un billet à un prix plus élevé que sa valeur nominale), de nombreuses mesures ont été mises en place pour contrer le marché noir à grande échelle. Une solution qui pourrait être efficace, si seulement une loi fédérale encadrait la revente de billets. Si à Hawaï, rien n’est contrôlé, dans l’Arkansas, il est interdit de revendre un billet au-dessus de sa valeur faciale.  

Crédit : NYC

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La rédaction

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