[Presse] Tribune. On voudrait pas crever sans avoir dit un mot

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Le monde d’après du spectacle vivant, se résumera-t-il finalement à la destruction d’un nombre incalculable de lieux et de compagnies ? Il est urgent de rouvrir au plus vite les théâtres et les autres lieux d’art et de création.

C’est conscients du caractère critique de la situation sanitaire mais habités d’un profond sentiment d’urgence que nous prenons aujourd’hui la parole pour affirmer que la fermeture indéfinie de tous les lieux d’art et de création est un désastre – social, humain, artistique – et que la réponse qu’y apportent le ministère de la Culture et le gouvernement n’en prend pas la mesure.

Désastre pour les lieux, leurs acteurs, pour l’ensemble des compagnies du spectacle vivant. Désastre plus lourd encore pour les compagnies indépendantes. Depuis bientôt un an, notre réalité, bouleversée par l’apparition du Covid-19, ne cesse de nous devancer et de réclamer de nous mille ajustements. Ces ajustements, notre secteur n’a cessé de les faire, ses protocoles sanitaires sont parmi les plus stricts qui ont été établis.

Devant l’horreur d’une crise économique qui se profile mais qui pour certains, est déjà bien là, le gouvernement a fait des «gestes» : tout allait changer, «quoi qu’il en coûte», il y avait un monde d’avant, il y aurait désormais un monde d’après. Il y eut les plans de relance français, européens.

Les mesures économiques prises par le gouvernement dans notre secteur : l’année blanche, l’autorisation des répétitions, des résidences, l’encouragement au report des représentations, ou à leur dédommagement, ont permis à beaucoup d’entre nous de ne pas sombrer, et ce n’est pas rien au vu de ce qui se passe dans d’autres secteurs où la misère atteint aujourd’hui un point dangereusement extrême.

Mais ces mesures ne concourent pas à préparer la reprise qui se présente comme un épouvantable casse-tête pour les théâtres et n’offrent, du fait de l’empilement des reports, aucune perspective de création et de diffusion aux moins dotés d’entre nous.

Beaucoup l’ont souligné, relance et soutiens se sont concentrés sur les mieux installé·e·s. Les plus faibles, les plus fragiles, ont continué à se fragiliser et à s’affaiblir. Qu’a-t-il été proposé à ceux qui n’étaient pas «premiers de cordée» ? «Enfourcher le tigre» ! Lire la suite >>

Source : Libération

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