Pas d’assouplissement du couvre-feu pour la culture

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Jeudi 15 octobre, lors de la conférence de presse du gouvernement à propos des nouvelles restrictions sanitaires, l’absence de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, a été largement remarquée, alors que le couvre-feu sanitaire est vécu comme “une fermeture déguisée” par les acteurs du spectacle vivant. 

Depuis mercredi, des discussions entre la ministre et les acteurs du spectacle, du cinéma et de la musique sont à l’œuvre : Roselyne Bachelot a plaidé un assouplissement du couvre-feu de 21 heures en faveur des cinémas et salles de spectacles, avec l’idée que le billet serve alors de justificatif aux spectateurs, soit « considérer que, 21 heures, ce n’est pas l’heure à laquelle on doit être chez soi mais, pour ceux qui ont un ticket pour une pièce ou un film, l’heure du départ de la salle » 

Cette demande a été refusée par le gouvernement. Le premier ministre Jean Castex a déclaré que “les règles doivent être les mêmes pour toutes”, y compris la culture. « Tout le monde doit être chez soi à 21 heures, sauf des exceptions très précises que j’ai énumérées hier. […] Je suis sûr que tout le monde va s’adapter, y compris le monde de la culture ».

Un rejet confirmé par le Ministre des Finances, Bruno Le Maire, qui a déclaré sur BFM TV : « Ce qui fait la force d’une règle, c’est sa clarté et sa simplicité. Si vous commencez à multiplier les exemptions (…) on ne va pas s’en sortir ». 

La Fédération nationale des cinémas français a notamment dénoncé jeudi les conséquences « extrêmement graves » sur son activité de ce couvre-feu. Bertrand Thamin, président du Syndicat national du théâtre privé a également déclaré au Monde : « Après nous avoir incités, dès cet été, à rouvrir, on nous coupe l’herbe sous le pied ».

La rédaction

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