Les gérants de discothèques manifestent contre la fermeture prolongée

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Le mardi 13 octobre, des gérants de discothèques se sont réunis à Rennes, Bordeaux, Lyon et Marseille lors d’une grande opération escargot. 

Depuis le 14 mars 2020, toutes les discothèques françaises sont fermées. Les gérants se sont donc mobilisés à travers la France pour faire entendre leur voix : ils demandent l’allongement des aides de l’Etat jusqu’à la réouverture. Au mois d’août, le Syndicat National des Discothèques et des Lieux de Loisirs estimait une perte de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires pour tout le secteur. 

Thierry Fontaine, président l’Umih Nuit, principal syndicat des établissements de nuit, mobilisé à Lyon et interrogé par l’AFP a déclaré : « Fin août, on était à 82 dépôts de bilan dans les discothèques (…) Environ 300 autres discothèques sont directement menacées d’ici la fin de l’année. On demande aussi une rémunération pour les dirigeants d’entreprise, sinon ils ne peuvent pas vivre ».

En effet, la situation devient très tendue pour ces lieux de fêtes, et d’ailleurs, certains ont rouvert illégalement : à Nîmes, deux boîtes de nuit ont ouvert dans le nuit du 10 octobre. Contrôlés, les lieux ont été vidés et les propriétaires risquent une amende et une fermeture administrative. La fermeture des discothèques fait aussi craindre la recrudescence des fête illégales. Un protocole sanitaire pour ces lieux de fêtes a été proposé au gouvernement pour permettre aux discothèques de rouvrir : il a été refusé. Pour les gérants de discothèques, outre l’aspect économique, maintenir la fermeture des discothèques jusqu’en avril 2021, est la mauvaise solution : cela n’empêchera pas le population de faire la fête, et cette fois, dans lieux qui ne sont pas encadrés. 

Après ces manifestations, dans la nuit du 13 au 14 octobre, le Sénat a voté un projet de loi prolongeant le régime transitoire institué à la sortie de l’état d’urgence sanitaire. Le projet de loi comporte un amendement, qui doit encore être voté à l’Assemblée Nationale, qui peut empêcher le Premier ministre de fermer les établissements qui accueillent du public comme les discothèques, au profit d’une réglementation plus souple pour ces lieux. Cet amendement, voté quelques heures avant l’allocution du Président de la République, a été largement critiqué par le Ministre de la Santé, Olivier Véran : “Si elle [cette disposition] allait au bout, demain, les discothèques pourrons rouvrir à Paris, Lille, Saint-Etienne, Grenoble ou Marseille (…) jusqu’à ce qu’il soit démontré individuellement, ERP par ERP, discothèque par discothèque, qu’il y a un cluster justifiant leur fermeture.” Depuis, le Sénat a indiqué qu’il allait effectuer une seconde délibération sur cet amendement. 

La rédaction

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