[Presse] Interview – Coronavirus : Reverra-t-on des concerts en France ?

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Le webzine Views a publié une longue interview sur la reprise des concerts en France. Ont été interrogés Marie Sabot, directrice de We Love Green, Eric Bellamy, Directeur Général de YUMA Productions, le professeur Daniel Camus, médecin épidémiologiste à l’Institut Pasteur de Lille, Matthieu Meyer, directeur du Trabendo, Felix Lennes, Chef des contenus Influence & Sponsoring chez Heineken, Julien Sauvage, fondateur et directeur du Cabaret Vert et Aurélien Maraval, régisseur. 

Views : La France est engluée dans la crise du Covid-19 depuis plusieurs mois maintenant. Quel impact a eu cette période sur votre activité ? 

Marie Sabot (Directrice de We Love Green) : On a rapidement compris que ça allait être compliqué pour les festivals. Juste après le décret interdisant les rassemblements de plus de 5000 personnes, j’ai été conviée au Ministère de la Culture avec tous les producteurs de gros spectacles et quelques autres festivals. Suite à cette réunion avec des membres du gouvernement, on a vraiment pris la mesure du sujet. La problématique d’une annulation s’est vite imposée à nous.

Éric Bellamy (Directeur Général de YUMA Productions) : On est à l’arrêt depuis mi-mars, sachant que les trois premiers mois de l’année sont ceux qui sont les plus fragiles financièrement. Nous devions organiser environ 500 dates cette année. On en a reporté ou annulé plus de la moitié jusqu’à fin août, en attendant les prochaines mesures gouvernementales pour savoir comment vont pouvoir s’organiser les concerts à la rentrée. 

Matthieu Meyer (Directeur du Trabendo) : En terme de programmation de la salle, on n’a plus aucun concert confirmé avant septembre prochain. Tout ce qui devait avoir lieu a été annulé. 

Aurélien Maraval (Régisseur) : Une bonne partie de mon été était déjà calé. C’est toute la période estivale, synonyme de rush, qui est reportée à l’été 2021. Entre mars et novembre, j’ai 350-400 heures de travail qui ont sauté. Sur l’événementiel, pareil, je n’ai aucune visibilité jusqu’à la fin de l’année. 

Félix Lennes (Chef des contenus Greenroom) : Les annulations de festivals nous ont évidemment fait réfléchir. Greenroom intervient sur de l’événementiel, en faisant vivre des expériences physiques, en proximité avec le public. Et avec cette crise, on n’a évidemment pas pu proposer ça cette année, en tout cas pas au sens qu’on avait prévu initialement. On a toute de même su réagir et s’adapter, alors que ce n’était pas du tout dit qu’on y arrive. 

  1. Sabot : On est le premier festival de la saison, on savait que ça serait intenable. Quand on a vu qu’on ne pouvait plus avancer sur le mois de juin avec We Love Green, on a travaillé à fond sur un report du festival en septembre. Et à ce moment là, on y croyait vraiment. 
  2. Bellamy : Une tournée s’amortit sur la longueur, puisqu’en début d’année, on lance toutes les dates. Les artistes sortent de résidences, de répétitions… On a besoin des revenus des festivals pour faire notre marge, donc sans toute cette saison, vous imaginez la catastrophe. 
  3. Sabot : Reporter un festival de l’ampleur de We Love Green représente un travail monstrueux. On s’est mis en contact avec les autres festivals européens qui ont lieu en même temps que nous, avec l’organisateur du semi-marathon (ndlr : reporté au même week-end et au même lieu envisagé par WLG), la Mairie de Paris nous a aussi beaucoup accompagné. On a imaginé différents scénarios, comme un festival plus petit, avec des scènes moins chères… Beaucoup d’artistes avaient répondu présent. Finalement, on nous a fait comprendre que la crise devenait trop importante et trop dangereuse. 

Julien Sauvage (Fondateur du Cabaret Vert) : Même si notre festival avait lieu fin aout, on s’attendait à la décision gouvernementale. Ça n’aurait pas été sérieux qu’un tel rassemblement puisse se tenir sur le plan sanitaire. 

  1. Sabot : Maintenant, on doit faire face à plusieurs étapes : survivre, soutenir nos équipes pour qu’ils ne soient pas dans une catastrophe colossale dans 3 mois et faire perdurer le projet We Love Green. On se projettera dans le futur une fois qu’on aura réglé le présent.

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Source : Views

La rédaction

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