[Brève] EXCLUSIF Veepee : pourquoi Granjon vend ses théâtres

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L »aventure des théâtres privés, commencée il y a neuf ans pour Veepee, prend fin avec leur revente à Fimalac Entertainment. Veepee Entretainment exige d’importants investissements de croissance dans son réseau d’outils et de services digitaux, ce qui n’est plus compatible avec la prise de risque liée à la production d’une quinzaine de spectacles par an dans ses trois théâtres.

Pourquoi vous désengager des théâtres ?

L’aventure a été lancée il y a neuf ans, quand Richard Caillat m’a proposé de devenir actionnaire de sa société Arts Live Entertainment. Nous avons d’abord produit des pièces de théâtre, puis acheté le Théâtre de Paris, la Michodière, les Bouffes Parisiens. Ces salles accueillent au total plus de 500.000 spectateurs par an. Nous avons partagé des projets avec nombre d’auteurs, d’acteurs, de metteurs en scène, qui nous ont fait vivre bien des succès et quelques échecs. Mais c’est la fin d’un cycle. Veepee Entertainment pèse cette année 300 millions d’euros de chiffre d’affaires. Pas facile à ce stade de combiner les investissements de croissance nécessaires à développer les outils et services digitaux avec la prise de risque liée à la production d’une quinzaine de spectacles par an.

Pourquoi les vendre en bloc ?

J’ai rencontré Marc Ladreit de Lacharrière. Il nous a offert l’opportunité de vendre les trois pour enrichir sa palette de salles. Notre structure de frais centralisée rend l’opération en bloc plus logique. Et je m’étais engagé à assurer la pérennité de l’organisation, avec les mêmes dirigeants. Ce sera le cas en adossant ces théâtres à une entreprise qui a les moyens et l’ambition de les faire rayonner. Nous sommes proches de la ligne artistique exigeante de Fimalac Entertainment : nous avons monté « Le Malade Imaginaire » avec Daniel Auteuil, « Hiroshima mon amour » avec Fanny Ardant, « Kinship » avec Isabelle Adjani, « An Evening With Al Pacino » avec la star américaine, obtenu 7 nominations aux Molières avec « Le Canard à l’Orange »… Tout en coproduisant des spectacles avec la plupart des grands théâtres parisiens, dont Marigny, et en organisant des tournées dans plus de 100 villes. Nous pouvons être fiers de ce que nous cédons à Marc Ladreit et confiants dans l’avenir qu’il va inventer pour ces théâtres.

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Source : Les Echos

La rédaction

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