[Juridique] L’Italie pourrait imposer les billets nominatifs pour les grands événements

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En Italie, les députés ont proposé d’ajouter à la loi des Finances, un amendement qui rendrait obligatoire les billets nominatifs pour des événements d’une capacité de plus de 3000 sièges.

Une décision qui a provoqué un tollé de la part des organisateurs d’événements. Pour certains cet amendement pourrait provoquer d’importants dommages pour les clubs sportifs en Italie. « En appliquant cette règle, on ruine les guichets de centaines de clubs de football, de basket, de volley ou de rugby. Cela obligerait une très grande majorité des clubs de sport amateurs à se doter également de systèmes de billetterie et de logiciels de gestions des publics qui pèsent lourd dans le budget d’une entreprise sportive. »

Pour le fondateur de l’agence de promotion D’Alessandro et Galli, Mimmo D’Alessandro : « Si le nouveau projet est adopté, les spectateurs indécis ne rentreront plus dans les concerts. Les files d’attentes à l’entrée, en vertu des contrôles d’identité, deviendront sans fin. » Par ailleurs, si cet amendement a pour but de sécuriser les lieux, ses détracteurs mettent en avant la difficulté du contrôle d’accès que cela induit, les files d’attentes interminables, et finalement, des problèmes de sécurité…

Le député à l’origine de cette réforme a alors déclaré qu’il cherchait une solution pour changer les noms sur le billet en cas de revente, et que finalement, cela ne pourrait s’appliquer qu’aux salles de plus de 5000 places. « Nous avons discuté avec plusieurs opérateurs, et nous avons soulevé des problématiques dont nous allons tenir compte, mais nous n’allons pas abandonner cet amendement. », a-t-il déclaré.

Quel est votre avis sur cette proposition de loi ? En France, les billets nominatifs ne sont pas obligatoires pour les organisateurs d’événement, et les contrôles de papiers d’identité sont réservés pour des événements très spécifiques. Si une telle loi était adoptée, cela changerait le paradigme des salles et des billetteries. Rappelons-nous qu’en 2015, le Prodiss avait déjà proposée une telle mesure afin de mieux sécuriser les événements après les attentats de Paris.

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La rédaction

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