[Presse] Annulations, reports… Les (soupçons de) contaminations au Covid minent le théâtre et l’opéra

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Autorisés par dérogation à ne pas porter de masque, les acteurs et chanteurs sont très exposés au virus lorsqu’ils sont sur scène. Plusieurs institutions, comme l’Opéra de Rouen ou l’Opéra-Comique, ont déjà dû annuler des représentations en raison d’infection au virus au sein de l’équipe. Doublures, protocoles de détection rapides, distanciation entre artistes… Chaque maison tente de s’adapter.

Répétitions interrompues, représentations reportées voire annulées : il suffit d’un acteur contaminé par le Covid, ou soupçonné de l’être, pour que s’arrête la marche du spectacle vivant et que se creusent ses déficits. Maillons faibles d’un secteur pourtant sécurisé par les mesures sanitaires, le comédien et le chanteur sont les portes d’entrée au vent mauvais de l’épidémie. La raison ? Ils ne portent pas de masque sur la scène, une dérogation validée par décret gouvernemental le 28 août 2020. L’autorisation a été saluée avec soulagement, personne n’imaginant qu’un spectacle digne de ce nom se déroule avec masques. Mais le retour de manivelle ne s’est pas fait attendre. Sans tissu pour se protéger et protéger les autres, les interprètes sont frappés d’anathème. Celui-ci porte un nom : cas Covid.

Cas Covid au Théâtre de la Colline, où une mise en quarantaine a suspendu les répétitions de Mes frères, et différé la date de la première. Cas avérés à l’Opéra de Rouen, dont la saison n’a pu s’ouvrir avec Tannhauser, de Wagner. Cas Covid à l’Opéra-Comique, où, deux heures avant le lever de rideau, on annonçait l’annulation du Bourgeois gentilhomme. Double cas Covid à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, où l’Iphigénie de Racine n’a dû son salut qu’à son metteur en scène, Stéphane Braunschweig, venu en personne et le texte à la main, pallier la défection de deux comédiens. L’artiste avait prévu une double distribution. Si un acteur tombait malade, son alter ego prenait le relais. Peine perdue : ses deux Ulysse ont été diagnostiqués positifs au virus. Au manque de chance, s’ajoute l’évidence : doubler les troupes ne sert à rien. Lire la suite >>

Source : Télérama

La rédaction

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