Brexit : l’industrie musicale britannique s’inquiète pour son futur incertain

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Le 31 janvier, le parlement britannique a officiellement signé l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, trois ans après le référendum. IQ Magazine est revenu, dans un long article, sur les moments clés qui ont marqué le référendum jusqu’à la signature en janvier 2020 de la sortie du pays de l’Europe.

L’industrie musicale dans son ensemble était plutôt défavorable par rapport au Brexit, et maintenant que l’accord a été signé, les acteurs de l’industrie du live s’inquiètent de son futur économique, et de ses capacités d’export. 

Le Royaume-Uni a jusqu’à la fin de l’année 2020 pour négocier un traité sur la liberté de circulation de ses ressortissants. En cas d’échec, les artistes et musiciens devront avoir un visa pour leur déplacement dans chaque pays Europe, payer des taxes sur le transport de leurs équipements, etc. Un changement qui implique des coûts et des ressources supplémentaires et pourraient notamment impacter les plus petits artistes, qui ne sont pas soutenus par de grosses productions. Mark Davyd, CEO d’UK Music Venue Trust estime que pour qu’une tournée européenne soit viable et rentable, il faudrait que les artistes se produisent a minima dans 10 salles de plus de 800 places. Déjà, certains artistes et producteurs ont préféré ne pas prendre d’engagement pour l’année 2021. 

Le Syndicat des musiciens britanniques a donc lancé une pétition pour demander la mise en place d’un Passeport de Musiciens, valable pendant deux ans, dans tous les pays de l’Union européenne et pour toutes les équipes d’un artiste, qui remplacerait les visas de chaque pays. 

L’industrie de la musique britannique ne semble cependant pas être une des priorités du gouvernement, malgré son poids dans l’économie britannique. NME a demandé au gouvernement quelles étaient les mesures en place : le Département du Numérique, de la Culture, des Médias et du Sport a répondu qu’une série de rencontres avaient été organisées avec les acteurs de l’industrie sur la façon de se préparer. L’accord du Brexit permet une période de mise en œuvre, pendant laquelle les musiciens auront plus de temps pour se préparer avant que les règles ne changent. » 

Pour pallier au manque d’informations, un groupe de professionnels, nommé « UK, Europe, Arts Work », vient de publier un portail d’information en ligne : toutes les actualités concernant les organisations britanniques et européennes concernant l’industrie de la musique seront mises en ligne sur le site. 

La rédaction

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