Hellfest : les serveurs de Weezevent aurait subi une cyberattaque pendant la mise en vente

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Le 09 octobre 2019, le Hellfest mettait en vente les pass 3 jours de sa 15ème édition. Mise en vente très attendue par les fans, alors même que la programmation était complètement inconnue. 

Dès 12h, plusieurs milliers de festivaliers se sont donc rendues sur le site du Hellfest pour tenter d’acheter le précieux sésame. Malheureusement, de nombreux bugs ont eu lieu sur la page de billetterie, assurée par Weezevent. File d’attente interminable, erreur 500 au moment du paiement, etc. : les festivaliers se sont largement plaints sur les réseaux sociaux lorsqu’ils n’ont pas réussi à acheter leur pass, et que le festival a annoncé complet au bout de deux heures seulement. 

Dernièrement, une info révélée par Ouest France peut expliquer ces problèmes de connexions rencontrées sur Weezevent : un informaticien avait programmé l’envoi de 46 000 connexions pour bloquer les serveurs de la billetterie en ligne, et ainsi sécuriser l’achat de son pass. Dès le soir, Weezevent a porté plainte, et les policiers ont pu remonter jusqu’à une adresse IP suspecte. L’informaticien a été interpellé en Bretagne par la Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information et a été jugé vendredi soir pour « maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données ». Il a écopé d’une amende et d’un mois de prison de sursis. 

Néanmoins, pour Ben Barbaud, patron du Hellfest, cela ne tient pas : « Il a réussi à forcer l’accès, il a eu mille occasions d’effectuer des transactions pendant une demi-heure et pourtant… il n’a rien acheté. », a-t-il déclaré à Ouest France. 

Le Hellfest compte demander réparation et l’accès complet au dossier pour comprendre ce qu’il s’est passé. « Cette année, selon nos informations, la société [NDLR : Weezevent] avait prévu le coup, ils étaient trois fois plus puissants », a rajouté Ben Barbaud à Ouest France. « Il est certain que si on bosse encore avec eux sur la billetterie l’an prochain, je vais me faire allumer ». 

Crédit photo : Jérôme Fouquet / Ouest-France

La rédaction

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