[Brève] Digitick : les pratiques douteuses du leader de la billetterie en ligne

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Billetterie dématérialisée : au service de la culture ?
Comment rendre l’accès aux salles de spectacle (théâtre, opéra, danse, musique…) plus simple en s’ancrant dans les usages actuels des consommateurs ? Tentant de répondre à cette question, les opérateurs de billetterie dématérialisée fleurissent sur la toile.

Pour les professionnels du spectacle, l’offre est attractive : ces opérateurs de billetterie proposent de créer du lien avec le client et de faire un relais de promotion en utilisant idéalement les nouveaux media, dont Internet, moyennant une mise en place simple et un coût relativement raisonnable. Et côté client, quoi de plus pratique que d’obtenir un aperçu des actualités des salles de spectacle et de pouvoir acheter ses billets en ligne, au lieu d’éplucher les programmes des salles individuelles et d’appeler les services de réservation un à un ?

L’un des autres avantages de ces opérateurs de billetterie en ligne est qu’il devient possible d’offrir de la culture vivante. Passionnés de chant lyrique ou de théâtre contemporain peuvent offrir des bons cadeaux que leurs destinataires pourront convertir à leur guise en heures de découvertes et de culture.

Les bénéfices sont donc évidents : plus de visibilité pour les salles et les artistes, un accès facile et démocratique aux événements culturels, et de multiples opportunités de partage et de découverte.

Là où le tableau se fait moins idyllique, c’est lorsque qu’un de ces opérateurs, sensément au service de la culture, décide de s’approprier l’argent des amateurs de culture et d’arts vivants pour remplir son propre compte en banque, et interdire, sous couvert de conditions générales à la limite de l’abus (et, bien entendu, aussi peu explicites que possible) l’accès aux salles aux particuliers avides de découvertes artistiques.

C’est le cas en particulier de Digitick, opérateur bien établi sur le marché de la billetterie, qui se garde bien de faire la publicité des méthodes contestables qu’il emploie pour récupérer l’argent des amateurs qui souhaitent diffuser autour d’eux leur amour des arts vivants.

Digitick : arnaque aux bons cadeaux

Si vous vous rendez sur le site de Digitick, vous vous verrez proposer la possibilité d’offrir un bon cadeau à la personne de votre choix.

La pratique du bon cadeau étant bien établie sur Internet, vous supposerez naturellement qu’il s’agit d’un avoir (par exemple, d’un montant de 100€), dont l’heureux bénéficiaire, ami, collègue ou membre de votre famille pourra créditer son compte pour acquérir lors des quelques prochains mois, deux places d’opéra, puis une place de concert, et enfin, deux places pour la Comédie Française. Après tout, on a rarement l’occasion d’acheter en une seule fois pour 100€ de places de spectacle. Lire la suite >

Source : Culture Veille

La rédaction

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